
Le secrétaire général du Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC), Djovany Michel, affirme faire l’objet d’une campagne de dénigrement en raison de ses dénonciations sur les présumés trafics liés au commerce des anguilles en Haïti.
Dans un message publié ce lundi sur son compte X, le journaliste accuse John Colem Morvan d’être chargé de l’attaquer chaque fois qu’il évoque ce dossier.
Djovany Michel rappelle que cette affaire remonte à 2023, lorsqu’il avait dénoncé Micatin Morvan, présenté comme le frère de John Colem Morvan, dans une présumée affaire d’escroquerie ou de détournement de fonds via MonCash.
Il affirme également que John Colem Morvan, qu’il dit proche de Moïse Jean-Charles, chercherait à le discréditer afin de faire taire ses dénonciations.
Le journaliste souligne qu’un rapport des Nations unies, présenté au Conseil de sécurité en février 2025, faisait état de l’utilisation présumée du commerce des anguilles par des réseaux criminels pour des activités illicites, notamment le blanchiment d’argent. Il demande à l’ONU de rendre publics les noms des personnes concernées et de prendre des sanctions contre les responsables.
Djovany Michel accuse également John Colem Morvan de multiplier les attaques contre lui et affirme que ce dernier promettrait à certains trafiquants de drogue de les aider à faire classer leurs dossiers judiciaires.
Malgré les menaces de mort, les pressions et les campagnes de diffamation dont il dit être victime, le secrétaire général du RHAJAC assure qu’il poursuivra ses dénonciations. Il demande que toute la lumière soit faite sur les activités de Moïse Jean-Charles, Betty Lamy, Walson Sanon et Fritz Richardson Junior, entre autres.
Le RHAJAC affirme soupçonner ces personnes d’utiliser le commerce des anguilles comme couverture pour des activités telles que le trafic de cocaïne, le blanchiment d’argent et le trafic d’organes.
À ce jour, les personnes citées n’ont pas réagi publiquement à ces accusations, qui demeurent des allégations. Aucune décision de justice ne les a reconnues coupables des faits évoqués.
« Ce dossier ne peut pas être enterré », conclut Djovany Michel.
