
LIMONADE, 27 septembre 2026 — Après un premier lancement organisé à Ouanaminthe, le Parti Sèvitè Ayisyen (PSA) a tenu, ce dimanche 27 septembre, son deuxième lancement officiel sur la place Sainte-Anne, à Limonade, dans le département du Nord. L’activité a réuni, selon les organisateurs, plusieurs milliers de membres et de sympathisants venus de différentes communes du Nord et du Nord-Est.
À l’occasion de ce rassemblement, les dirigeants du PSA ont présenté les grandes orientations de leur projet politique, axé notamment sur une « révolution économique et sociale » en Haïti. Le parti entend faire de l’éducation, de l’agriculture et de la production nationale des priorités de son programme, tout en accordant une place importante à la revalorisation du paysan comme acteur de l’économie nationale.
Les responsables du PSA ont également présenté le développement économique et social comme l’un des principaux leviers de transformation du pays. Ils ont appelé à une mobilisation collective autour de la lutte contre la pauvreté et de la reconstruction nationale.
Une nouvelle vision politique revendiquée
Prenant la parole lors de l’événement, plusieurs représentants départementaux et communaux du PSA ont présenté ce deuxième lancement comme une étape importante dans l’implantation du parti dans le Nord et le Nord-Est.
Selon les responsables du parti, le PSA souhaite proposer une nouvelle vision politique destinée à répondre aux difficultés auxquelles sont confrontés les Haïtiens depuis l’indépendance de 1804.
Ils ont également insisté sur la nécessité, selon eux, de revoir la dynamique de gouvernance et de renforcer la valorisation de la culture, de la mémoire collective, des traditions et de l’indigénisme haïtien.
Dans leurs interventions, les représentants du parti ont appelé à s’inspirer de l’expérience des ancêtres ayant conduit à l’indépendance d’Haïti en 1804.
« Nou dwe konn kote n soti, kote n prale », ont-ils déclaré.
Les quatre piliers défendus par le PSA
Très présente lors du rassemblement, la coordinatrice nationale du Parti Sèvitè Ayisyen, Wideline Pierre, a exposé les quatre principaux axes autour desquels le parti entend structurer son action : la réconciliation nationale, le réveil de la conscience nationale, l’unité entre les Haïtiens et le retour aux traces des ancêtres à travers la justice sociale.
Dans son intervention, elle a salué la mobilisation enregistrée dans le Nord et le Nord-Est et annoncé l’implantation prochaine du PSA dans d’autres départements du pays.
La dirigeante politique a également affirmé que son organisation souhaite contribuer à faire valoir les aspirations d’Haïti en tant que nation indépendante et souveraine.
Le PSA évoque un « autre 1804 »
Wideline Pierre a présenté le projet du parti comme une volonté de reproduire, sur les plans économique et social, l’esprit de rupture associé à la révolution de 1804.
« À l’instar de nos ancêtres qui ont fait la révolution de 1804 pour notre indépendance, nous, PSA, nous allons faire un autre 1804 pour une révolution économique et sociale pour toutes les filles et tous les fils d’Haïti », a-t-elle déclaré.
Cette déclaration résume, selon la dirigeante, l’ambition du parti de placer la transformation économique et sociale au cœur de son projet politique.
Wideline Pierre pose la question de la sécurité avant les élections
Abordant la question du processus électoral, la coordinatrice nationale du PSA a estimé que l’organisation d’élections nécessite au préalable des conditions de sécurité permettant la libre circulation des citoyens.
Elle a notamment évoqué les citoyens, les commerçants et les paysans, estimant que leur mobilité doit être garantie dans le cadre du processus électoral.
Wideline Pierre a également plaidé en faveur d’une éducation libre et gratuite, qu’elle considère comme un outil essentiel au développement et à la construction du pays.
À Limonade, le PSA entend ainsi poursuivre son implantation et présenter son projet politique autour de la souveraineté nationale, de la production, de l’éducation, de l’agriculture et de la justice sociale, tout en revendiquant une mobilisation collective inspirée de l’héritage de 1804.
