
Port-au-Prince, 3 novembre 2026. Djovany Michel, secrétaire général du Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC), affirme faire l’objet de menaces et de tentatives d’intimidation depuis la publication, le 2 novembre, d’une note de son organisation mettant en cause l’ancien président Michel Martelly. Il l’a déclaré mardi dans un message publié sur le réseau X. Ses affirmations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante, et les personnes qu’il met en cause n’ont pas encore réagi.
Des appels anonymes, selon M. Michel
Selon le responsable du RHAJAC, il reçoit depuis plusieurs jours des appels menaçants sur WhatsApp, émis de différents numéros inconnus. Ses interlocuteurs affirmeraient savoir où il se trouve. M. Michel attribue ces pressions à des « propagandistes » qui, selon lui, travaillent pour des terroristes, une qualification qui n’engage que lui.
Les noms de deux personnes avancés
Le journaliste dit avoir identifié Aîné Raphaël et Richardson Séraphin comme auteurs de certaines de ces menaces. Il affirme que ses sources les présentent comme des proches de Michel Martelly et des conseillers en communication du gang 400 Mawozo. Ces accusations n’ont pas été confirmées, et les deux hommes n’ont pas pu être joints pour donner leur version.
Le rappel de la note du 2 novembre
M. Michel est revenu sur le contenu de la note. Le RHAJAC affirme avoir enquêté sur les signataires d’une lettre de l’organisation UNA-HAÏTI adressée à l’ONU, et avoir établi leurs liens avec M. Martelly. D’après des témoignages recueillis par le réseau, l’ancien président aurait sollicité Jean Philippe Vixamar, qu’il avait nommé à la tête de la Banque nationale de crédit (BNC), pour que UNA-HAÏTI écrive à l’ONU et demande l’arrêt des opérations salvadoriennes avant même leur lancement. Toujours selon ces témoignages, M. Martelly aurait promis l’amnistie aux gangs en échange de leur aide pour se faire réélire. Ces allégations n’ont pas été étayées publiquement, et la réaction de l’intéressé n’est pas connue.
« Je n’ai pas peur »
« Je n’ai pas peur », a écrit M. Michel, qui dit assumer les conséquences d’avoir dénoncé « un réseau aussi puissant » et s’y être préparé mentalement.
